Aurélie DAVID

Psychothérapie en Gestalt

Aurélie DAVID

Psychothérapie en gestalt

La Gestalt, c'est quoi ?

La Gestalt, c'est une thérapie qui s'intéresse à ce qui se passe entre vous et le monde.

Pas seulement à ce que vous pensez, pas seulement à ce que vous ressentez mais à la façon dont vous entrez en contact avec les autres, avec vous-même, avec la vie.

Ce qui se joue à la frontière

Nous avons tous développé des façons d'être qui nous ont un jour protégés.
Une certaine distance pour ne pas être blessé. Une agitation permanente pour ne pas affronter le vide. Une douceur qui évite les conflits. Une force affichée qui cache l'épuisement.
Ces ajustements ont eu du sens. Ils ont permis de tenir, de traverser, de survivre à certaines situations. Dans d'autres approches, on cherche parfois à les affaiblir, à les dépasser. En Gestalt, on leur rend hommage parce qu'elles font partie de vous, et qu'elles ont eu leur utilité.
Elles restent disponibles, si vous en avez besoin.
Mais dans la sécurité du cabinet, nous pouvons explorer ensemble d'autres façons d'être. Les tester, les goûter sans pression, sans injonction. Juste voir ce que ça fait, ce que ça change.
La Gestalt travaille exactement là à cette frontière entre vous et votre environnement, là où vos anciens réflexes rencontrent votre vie d'aujourd'hui.

La troisième voie

Parfois on sait exactement ce qu'on ne veut plus. Mais on ne sait pas vers quoi aller.

Alors on oscille. D'un extrême à l'autre, d'une solution à son contraire, sans jamais vraiment atterrir. Et peu à peu s'installe un sentiment d'impuissance. On n'avance plus. On attend. On finit parfois par se reprocher de ne pas y arriver.

Mais ce n'est pas un manque de volonté. C'est simplement qu'entre ces deux extrêmes, il n'y a pas encore de place pour vivre.

La Gestalt cherche cette place, quelque chose de plus juste, qui vous appartient vraiment. Une façon d'être qui ne vous oblige plus à choisir entre vous protéger et vivre pleinement.

Cette voie ne se prescrit pas. Elle se découvre, en séance, à votre rythme.

Ce qui se passe en séance

Je ne travaille pas sur votre passé depuis l'extérieur, comme on analyserait un dossier.
Nous n'allons pas chercher le passé. Nous ne ferons pas d'archéologie. Mais parfois il s'invite et nous l'accueillons.
Je travaille avec ce qui est vivant entre nous, ici et maintenant. Vos émotions, vos gestes, votre respiration, ce qui se passe dans le silence, ce qui émerge quand vous parlez.
C'est une thérapie active. Vous ne faites pas que raconter, vous expérimentez, vous ressentez, vous bougez parfois. Et c'est souvent là, dans ce qui surgit en séance, que quelque chose se déplace vraiment.

Ce que je vois, ce que je ressens

En séance, je ne travaille pas seulement avec ce que vous me dites. Je travaille avec ce qui se passe entre nous, ce que je perçois, ce que je ressens, ce qui circule dans la pièce.
C'est ce que nous appelons travailler avec les processus.
Chaque personne a développé une façon unique d'entrer en relation. Et souvent, cette façon se donne à voir bien avant les mots, dans le ton de la voix, dans la distance que l'on garde, dans ce que l'on éveille chez l'autre.

Ce regard, je l'ai développé bien avant d'ouvrir mon cabinet. Pendant des années, j'ai enseigné la sculpture et c'est là, avec mes élèves, que j'ai compris ce que "travailler les processus" voulait vraiment dire.

Je donne un cours de sculpture à des enfants. Le groupe se connaît bien, mais aujourd'hui nous accueillons un nouvel élève, Tom. En moins de dix minutes, il arrive à se fâcher avec tous les enfants. Même Tina, une petite fille si sage qui n'élève jamais la voix, s'énerve, s'agite. Elle est prête pour la bagarre.

J'aurais pu faire la morale, demander un effort au groupe pour mieux l'accueillir. Mais regarder le processus est bien plus intéressant. Tom est vraiment doué pour faire exploser un groupe en quelques minutes.

Je l'ai changé de groupe pour un groupe plus calme, avec moins d'élèves. Il a passé son année à faire des accidents avec la Terre. C'était son thème, quelque chose d'essentiel pour lui.

Tina, elle, respecte les consignes, le cadre et surtout celles que je n'ai pas données. Mon cadre est très large : j'ai créé ce lieu pour aider à l'autonomie, le matériel est disponible, ils sont libres dans le seul respect des autres et du matériel. Tina m'attend tranquillement pour me demander la permission de changer de couleur. Je suis sidérée par l'écart entre le cadre que je donne et celui qu'elle s'accorde.

Ce même regard, je l'apporte en séance.

Quand je reçois Ambre pour la première fois, j'ai envie de la protéger. Je la sens fragile et sensible, comme un petit oiseau sorti du nid. En réalité, Ambre est une survivante. Elle a peur de sa puissance, qui pourrait facilement se transformer en toute-puissance et tout détruire. Petite, elle a découvert qu'être sensible et fragile la protège de la violence, la sienne, et celle du monde. Mon travail est de lui permettre de rencontrer toutes ses facettes, et de réagir de manière différente selon les relations et les événements.

Francisca me raconte des choses qui d'habitude m'émeuvent. Mais là, avec elle, je ne ressens rien. Je me sens à distance. Je lui partage ça ça la blesse, et en même temps, ça nous permet de chercher comment faire pour que je puisse être touchée par elle. En prenant un peu de distance, c'est mieux. Elle peut se détendre, baisser un peu ses défenses. À partir de ce moment-là, nous commençons chaque séance par chercher la meilleure distance entre nous deux, ce jour-là.

Ce que ces trois histoires ont en commun : ce n'est pas ce qu'elles disaient qui importait d'abord. C'est ce qui se passait entre nous — et qui nous a donné la porte d'entrée.

Vous souhaitez en savoir plus ou faire un premier pas ?